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Plein feu sur les solutions de mobilité alliant voiture, vélo et transports publics dans la perspective des élections d’octobre

FEBIAC énumère 42 propositions dans un mémorandum destiné aux pouvoirs publics locaux

Autorisons les scooters et les motos à emprunter les voies réservées aux bus, demandons aux entreprises d’ouvrir leurs parkings après les heures de bureau,… : autant de propositions formulées par FEBIAC, la fédération belge et luxembourgeoise de l’automobile et du cycle, dans son mémorandum dans la perspective des élections communales du 14 octobre 2018. Elle y souligne également l’importance pour les pouvoirs publics locaux de trouver des solutions de mobilité alliant voiture, vélo, train et bus. “Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons améliorer la mobilité et la qualité de vie d’une ville ou d’une commune”, précise le Président Philippe Dehennin.

La mobilité et la qualité de vie dans les villes et les communes constitueront un point important à l’ordre du jour des électeurs et des candidats lors des prochaines élections communales. FEBIAC, la Fédération belge et luxembourgeoise de l’automobile et du cycle, donne quelques conseils aux villes et aux communes sur la manière d’améliorer la mobilité de leurs concitoyens après les élections d’octobre 2018. La Fédération plaide également en faveur de la comodalité : l’utilisation mixte de la voiture, du train, du bus et du vélo. En effet, pour de nombreux Belges, la voiture est indispensable, mais ils recourent également à d’autres moyens de transport et services de mobilité. Le nombre de Belges qui envisagent leur mobilité de manière pragmatique et fonctionnelle ne cesse également d’augmenter.

“Les pouvoirs locaux doivent adapter le réseau routier local à cet idéal de comodalité, par exemple en prévoyant davantage d’aires de stationnement en périphérie et des parkings de qualité à l’abord des gares afin que les gens puissent facilement emprunter le tram ou le bus pour aller travailler en ville ou poursuivre leur voyage en train”, explique le Président de FEBIAC Philippe Dehennin.

FEBIAC formule 42 propositions dans son mémorandum et met en évidence différents points sensibles concernant des thèmes tels que l’accessibilité, la qualité de vie et la technologie.

Inciter les entreprises à proposer des places de parking après les heures de bureau

La mobilité dans une ville ou une commune constitue souvent une impasse en raison d’un manque d’attention à la politique de stationnement. Près de 20% de la circulation dans les villes concerne des automobilistes qui cherchent une place de stationnement. FEBIAC plaide dès lors en faveur de l’instauration d’un système multi-tarifaire afin de favoriser la répartition des places de parking. Il peut s’agir par ailleurs de parkings connectés avec les véhicules pour informer les automobilistes.

FEBIAC plaide également en faveur d’une collaboration accrue entre les villes et les communes, d’une part, et les entreprises, d’autre part, pour que celles-ci puissent mettre leurs parkings à la disposition des visiteurs en dehors des heures de bureau ou pendant le weekend afin d’éviter de surcharger la gestion de l’espace. Les places libres peuvent être occupées plus efficacement, et les automobilistes ne doivent plus tourner en rond pour trouver une place de stationnement. Aux Pays-Bas, ce système existe déjà et remporte un vif succès.

Par ailleurs, les recettes de parking doivent servir à améliorer l’infrastructure. Les gens seront plus enclins à payer pour stationner et se stationneront de manière réglementaire. “Le stationnement en infraction constitue un danger pour les autres usagers de la route ainsi qu’un manque de respect à leur égard, mais il gêne également la circulation intramuros. Mener une politique du parking plus stricte, plus honnête et plus logique permet d’améliorer la qualité de vie dans une ville.”

Des villages plus sûrs grâce à l’augmentation du nombre de points d’enlèvement collectifs

Le succès de l’e-commerce a fait grimper en flèche le nombre de livraisons à domicile par des camionnettes, entrainant dans son sillon une augmentation de la circulation. FEBIAC plaide en faveur d’une limitation de l’accès des camionnettes dans les villages et les villes en développant le nombre de points d’enlèvement collectifs par quartier ou par rue.

Pour les camions aussi, les créneaux horaires, à savoir les horaires de chargement et de déchargement, doivent être élargis. “Il est absurde de permettre à un camion de cinq tonnes de charger et de décharger sa marchandise dans une ville mais de lui interdire l’accès au village suivant l’aprèsmidi en raison d’une limitation de tonnage à 3,5 tonnes. Les commerçants et les pouvoirs locaux doivent se concerter davantage”, ajoute Philippe Dehennin.

Autorisons les motocyclistes à rouler sur les voies réservées aux bus

Au cours de ces dix dernières années, près de 30% en plus de motocyclistes ont été enregistrés sur nos routes selon les chiffres du Centre de connaissances VIAS (ex-IBSR). Cela s’explique par le fait qu’en raison des embouteillages croissants, ces conducteurs motorisés à deux roues arrivent plus vite à destination. Mais ce sont également les usagers de la route les plus souvent impliqués dans un accident de la route mortel.

FEBIAC propose par conséquent que les conducteurs de scooters et les motocyclistes puissent emprunter les bandes de circulation réservées aux bus afin de pouvoir les séparer de la circulation automobile et contribuer ainsi à la sécurité de ce groupe vulnérable.

Créons un réseau de transport supralocal

De nos jours, la circulation est déviée autant que possible vers les autoroutes qui, elles aussi, sont saturées. Mais selon FEBIAC, dévier autant que possible toute cette circulation vers les autoroutes, y compris les déplacements sur de petites distances, n’est pas la bonne stratégie. Dès qu’un incident survient sur une autoroute, il n’existe plus d’alternative sous la forme d’un réseau sous-jacent.

Une refonte s’impose donc afin que les (petits) déplacements régionaux ne se fassent plus via les réseaux d’autoroute mais par le biais d’un réseau local : un réseau de transport supralocal.

Concrètement, les villes et les communes doivent sélectionner différentes routes, principalement des routes situées à l’extérieur des zones résidentielles, et collaborer avec les communes voisines pour les relier les unes aux autres afin d’éviter de traverser les centres et places des villages ainsi que les quartiers résidentiels. Les villes et les communes seront désenclavées et reliées facilement entre elles pour une circulation fluide en cas d’incident sur l’autoroute, et les routes nationales seront épargnées. Le réseau des autoroutes sera ainsi désengorgé, les pertes de temps liées aux déplacements diminueront et la sécurité routière s’en trouvera améliorée.

Construire ou rénover une habitation ? Prévoyons une borne de recharge !

La révolution électrique dans le secteur de l’automobile est en route. Nous voyons de plus en plus de véhicules hybrides sur nos routes. Mais l’augmentation des voitures électriques est excessivement lente. L’année dernière, à peine un demi-pourcent de tous les véhicules vendus était un véhicule électrique. Cela s’explique (notamment) par le manque flagrant de bornes de recharge pour les véhicules électriques. Aussi FEBIAC plaide-t-elle, dans le cadre de l’octroi d’un permis de construire d’un nouveau bâtiment ou pour des travaux de rénovation, pour la possibilité de prévoir l’installation de bornes de recharge pour les véhicules électriques. Il est essentiel que les pouvoirs publics locaux en tiennent compte lors de l’extension de leur réseau électrique.

Suffisamment de place pour chacun, même pour la voiture

Une ville ou une commune ne peut endosser son rôle sans automobilité. Elles doivent tenir compte de la multiplicité des moyens de transport. Concrètement, cela signifie qu’elles doivent inciter les gens à utiliser le moyen de transport le plus approprié pour chaque type de déplacement : aller à la boulangerie en vélo électrique plutôt qu’en voiture, par exemple. Mais selon FEBIAC, cela signifie aussi qu’elles doivent tenir compte de ceux qui ne peuvent pas se déplacer en vélo, à pied ou en bus. Et comme la population vieillit, cela concerne de plus en plus de gens. Tout doit être accessible de différentes manières, certes en mettant l’accent sur les moyens de transport les plus indiqués.

“Les villes et les communes gèrent le réseau de transport local et endossent à cet égard une grande part de responsabilité. La manière dont elles aménagent les routes détermine la manière dont les gens les utilisent. Si les routes sont en mauvais état et ne sont pas construites logiquement, les embouteillages augmentent et la qualité de l’air se détériore. La mobilité ne s’arrête pas aux murs de la ville ni aux frontières de la commune. Aussi, la collaboration avec les communes voisines est-elle cruciale si nous voulons trouver de meilleures solutions aux problèmes liés à l’environnement et à la mobilité. C’est ce que tente de démontrer clairement notre mémorandum”, conclut Philippe Dehennin.

En annexe: le mémorandum

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550.000 voitures neuves immatriculées en 2018 en Belgique. 2e meilleur résulat de l'histoire après 2011. Véhicules… https://t.co/3rc0Ch2Aa3


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